Sene Decouverte
   

Journée Mondiale des personnes en situation de handicap : Une lutte pour l’aide aux personnes à mobilité réduite.

“Notre société considère les personnes vivant avec un handicap comme des gens qui n’ont aucun rôle à jouer, dans le développement du pays.”

Cheikhou Kouta, président de la fédération des handicapés de Guinguinéo, s’est prononcé ce jeudi 3 décembre, journée dédiée aux personnes handicapées sur le manque de considération dont sont victimes les personnes handicapées au quotidien.

Il entamera ses propos en dénonçant leur non insertion dans la société, mais également la non adaptation des structures par rapport à leur handicap. “Aller à l’école au Sénégal pour une personne handicapée, c’est un rêve”.

Moins de 10 % des enfants handicapés vont à l’école. Et 80% des adultes handicapés n’ont pas d’emploi. Pour la plupart, cela revient à une vie de pauvreté et de discrimination. Car si un handicapé a les mêmes diplômes qu’un valide, il va être recalé au moment de l’entretien d’embauche.

En réalité, ils n’ont pas les mêmes chances et sont pourtant détenteurs, pour la plupart, d’une carte d’égalité des chances que le chef de l’État leur avait octroyée.

Les principaux obstacles auxquels font face les personnes handicapées au Sénégal ont pour nom accès aux infrastructures publiques, à l’éducation et à l’information.

“Il est très difficile d’accéder aux transports publics, aux édifices publics”, raconte M. Kouta. Les infrastructures n’étant pas conçues pour la commodité d’utilisation.
“Je ne peux pas utiliser un ascenseur tout seul et il n’existe pas de guides en braille”. C’est encore pire pour les utilisateurs de fauteuils roulants, car les rampes n’existent presque pas.

Le gouvernement a tout simplement oublié les handicapés, déplore M. Kouta, et pour l’instant rien ne leur est réservé dans le budget du pays pour 2021.
Il n’y a pas le moindre projet ni programme en nôtre faveur. Les seuls lois qui ont été votées en notre faveur ces dernières années restent inappliquées, ce qui pousse les handicapés à mendier. Et c’est encore plus difficile dans ce contexte de Covid-19.

Dans les rues de Dakar, des centaines de personnes handicapées mendient, la plupart d’entre eux, sont assis dans des fauteuils roulants improvisés ou se déplacent à l’aide de béquilles, les moins chanceux se traînant à terre sur les mains et les genoux, au risque de se faire piétiner par des chauffards.
Les femmes sont souvent violées et les malades mentales ne sont pas épargnées.

Un fait vraiment déplorable car, avant d’être pointés du doigt à cause de leur handicap ils sont humains et les femmes ne sont pas seulement victimes de leur handicap mais aussi très souvent de personnes mal intentionnées.

Le sentiment général est que leur place est dans la rue ou devant une mosquée ou une église à mendier. La situation est pire dans les régions rurales où les enfants handicapés sont généralement confinés à la maison en raison d’anciennes croyances traditionnelles qui les considèrent comme une malédiction divine.
Certains vont même jusqu’à sacrifier des handicapés pour une fortune.

Pour tout résumer, selon Mr Kouta : “notre société considère les personnes handicapées comme des poids morts encombrants qui n’ont aucun rôle à jouer, dans le développement du pays.”

Pourtant l’on se rend compte généralement qu’une personne vivant avec un handicap lui permettant de pratiquer certaines activités professionnelles, propose des services plus rigoureux et arrive à atteindre tous les objectifs, du fait qu’elle veuille montrer sa capacité à faire un travail correct comme une personne valide. Cet égo lui permet de se surpasser à la grande surprise quelquefois de son employeur.”

Dans une dynamique inclusive dans la société et dans les structures professionnelles adaptées, Cheikhou Kouta, le président de la Fédération des personnes handicapées dans le département de Guinguinéo termine ses propos en lançant un message à l’endroit des membres du gouvernement : “Nous voulons que les questions intéressant les personnes handicapées soient débattues dans le cadre de la préparation du budget.

Et que le Président applique la loi sur le taux de recrutement de 15% en faveur des handicapés…

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