Sene Decouverte
   

Les mauvais souvenirs du premier couvre-feu!

Ce mercredi, les sénégalais seront, à partir de 21 heures, sous couvre-feu. La dernière expérience avait laissé quelques souvenirs peu agréables.

Qui a oublié les scènes de violence inouïes que les forces de l’ordre infligeaient aux populations. Des actes d’une  violence inouïe, qui avaient provoqué l’inquiétude au sein de l’opinion.

«Ce sont des scènes de barbaries indignes de nos hommes et femmes en tenue qui ont déferlé au Sénégal dans la nuit du 24 au 25 mars 2020», avait fustigé le collectif pour la justice et contre les violences policières.

Puis, la police a rangé les matraques. Mais, c’est au tour des jeunes médinois de s’illustrer d’une piètre manière, en narguant les mêmes forces de l’ordre dans les rues.

Toujours en mars, de tristes images filmées sur l’autoroute avaient ému sur les réseaux sociaux. Des centaines de nos concitoyens, faute d’avoir de la place dans les transports publics, marchaient par centaines pour rejoindre leur demeure et ne pas subir les coups des forces de l’ordre.

Une scène qui montrait toutes les limites de notre système de transport public qui était déjà débordé alors que les cours dans les établissement scolaires et universitaires avaient vaqué.

La précédente période d’état d’urgence et de couvre-feu, rappellera certainement des  souvenirs noirs à nombre de femmes. En effet, ce fut une période de grande hausse des violences conjugales.

Le taux, pour les femmes victimes des violences recensé au niveau des boutiques de Droit de l’Association des juristes du Sénégal, qui était de 43,8% avant Covid (janvier à février), a grimpé à 56,2% durant la période d’état d’urgence (avril à mai).

C’est aussi sous couvre-feu qu’a eu lieu le drame Hiba Thiam. Ce qui avait aussi choqué, à côté du drame, c’est cet acte posé par un policier qui a transporté des individus, moyennant des billets de banque. Ce, en plein couvre-feu. Il a été arrêté.

Les restaurateurs, les tenants de boulangeries, de boutiques et tous les acteurs économiques dont le business tournait principalement durant la soirée étaient sortis exsangues du couvre-feu.

Aujourd’hui, ce nouvel état d’urgence risque de faire resurgir ces vieux démons.

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